Dimanche 30 août 2015

La maison avait été l’objet d’une description lors d’un déjeuner puis sur trois pages. Dans la lueur du soir qui, décidément, est le sujet du moment, — la lumière ! la lumière ! —, on visite cet endroit rempli d’histoires et — disent-ils, ils les ont entendus, c’est certain — de fantômes. On reviendra sûrement de jour, quand les fantômes sont plus discrets, pour désherber proposè-je, sans savoir que la semaine filera aussi vite que les autres. On reviendra sûrement de jour, avec plaisir, pour parler de quoi, de tout, d’économie, de la mousse, des pins et de l’ombre peut-être encore.

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Samedi 29 août 2015

Dans leur maison, transformée en mini marché aux puces, la pénombre est de rigueur, mais l’adjectif sombre ne sied qu’à la lumière, car les rires sont nombreux. A l’étage, une lueur inconnue m’interpelle, là-bas, en face, au faîte du mont Hiei. On s’interroge, bien sûr, incendie ou quoi, jusqu’à ce que tout s’éteigne et que, soro soro, l’on reparte, vers le bain.

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Le mot du jour : hashira (poteau)

Vendredi 28 août 2015

Alors au détour d’une recherche, je m’enfonce dans des dossiers recopiés à la hâte il y a 14 mois. Des gigas et des gigas encore sur cet ordinateur croulant sous les images et les images, souvenirs de 2011, 12, 13, des rues à Prague, des murs à Nogent, de la brume dans la Somme, des vaches en Saintonge, dont je ne peux, semble-t-il, m’éloigner. Et puis te voilà, comme sortant de l’écran, rapportant d’Onomichi des ginkan daifuku* croquant comme un soleil. A propos de soleil, vous avez vu cette pluie d’orage qui m’est tombée dessus ?

* Pâte de riz fourrée au kumquat confits

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Jeudi 27 août 2015

Le cabanon est une structure légère presque invisible, toiture métallique largement teintée de rouille. Posé sur l’herbe d’un vert pluvieux, il abrite un long tuyau jaune enroulé et un récupérateur d’eau de la même couleur, assorti également à la zone podo-tactile à droite. Un seau bleu ciel et un panneau de signalisation d’un bleu plus soutenu complètent la gamme de couleurs d’une scène à dominante neutre puisque l’on peut voir des serres en second plan et plus loin des maisons marronnasses – permettez-moi l’ajout de ce suffixe – au toit anthracite. Le ciel est à peine bleu, et c’est bien le problème car j’attends que le soleil, situé à ma gauche, veuille bien apparaître afin d’éclairer un peu le dit cabanon et d’offrir un peu de relief à tout cela. L’attente est finalement trop longue et je pars en maugréant après cet interminable nuage, tandis que les démangeaisons perdurent ; quelques minutes plus tôt, en tongs de rigueur pour pédaler en liberté, je me réjouissais pourtant, les pieds dans l’herbe d’un parc, de ce tableau noir (plus très noir), de ces parasols hommage à John Batho et de ces girafes multicolore tendance camouflage.

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Mercredi 26 août 2015

Voici qu’alors à peine assis mais déjà plongé dans le petit cahier de japonais, le bus tourne à droite, chemin inapproprié et pour cause, ce n’était pas le bon bus, dans lequel j’étais monté par un mélange de bêtise et d’inadvertance et pourtant avec l’improbable certitude que l’un ou l’autre c’était pareil.

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Mardi 25 août 2014

J’attends alors que la pluie cesse, ou à défaut qu’elle ne soit plus que gouttelettes. Au bain, comme si la pluie y était pour quelque chose, la zone habituellement habitée de quelques deux roues est étrangement vide, et une femme me conseille plutôt de me garer là, à l’intérieur, un peu plus à l’abri. Une fois à l’intérieur, une majorité d’Occidentaux au babil nederluxien : deux barbotant à l’extérieur et surtout un groupe de quatre aux serviettes de bain disproportionnées et aux va-et-vient grégaires, comme aimantés, dont l’un semble handicapé d’un tic sonore qui m’attriste, imaginant les difficultés liées à ces grognements en pointillés. J’imagine surtout, souriant, qu’un tour-operator gay réalise des croisières sur le lac Biwa avec sortie nocturne à Kyoto et passage obligé par le funaoka onsen. C’est au moment de repartir, presque secs et se rhabillant, que l’ambiance devient espagnole, marque du bronzage à l’appui. Un extrait du livre de Dominique Noguez dont tu termines en ce mardi la lecture et dont j’avais lu quelques pages lors de nos vacances, dont un passage sur les bains publics, tomberait alors à point nommé, mais je vous laisse plutôt imaginer.

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Dimanche 23 août 2015

Soudain de la musique, là-bas, pas très loin, en bas de la côte peut-être ; j’imagine des lumières, des sourires, des enfants, des danses, j’imagine que cela accompagne parfaitement le sujet de la conversation téléphonique, j’imagine mais ne verrai pas, pourtant cela pourrait faire quelques images de plus, mais il y en a déjà tant.

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Samedi 22 août 2015

Cette chambre arrondie avec de grandes baies qui s’ouvrent sur un parc, où repose ma grand-mère, dans une vieille bâtisse où ma mère me dit que je suis née – dans cette même chambre.

Le parc, autour – où elle est assise, sur un banc – et nous autour.

Par terre, sur un rebord, ou un trottoir étroit, un premier souvenir, sous l’avancée d’un toit, où je vois, tenant la main de ma grand-mère, un petit oiseau mort par terre.

Frédérique Soumagne ; Extrait de la liste interminable des lieux, espaces
et divers endroits rencontrés dans ma vie

Ce livre dans une enveloppe à bulles accompagné de dessins d’enfants et d’une carte. Une lettre de quatre pages écrites à la plume. Un « Petit carnet de Lectoure pour notre ami Arnaud » et une carte postale PADC. L’amitié m’attendait au retour des vacances ; déjà la journée avait été jolie, surtout à Kurayoshi.

Vendredi 21 août 2015

Il y a dans la moquette des hôtels quelque chose de triste, comme un mauvais goût poussiéreux. Celui du matin, pour un café, malheureusement sans la mer ou un autre horizon derrière les baies. Celui du soir, pour le o furo, malheureusement sans âme, sans amusement, sans coucher de soleil. En plus il pleut. Et puis je tends le porte-clefs à l’enfant qui sourit ; le bonheur vient des autres quand il ne vient pas des lieux (dont cette pelouse qui entoure la maison, maison qui aurait dû faire l’objet d’un texte, remisé sous un coude).

Jeudi 20 août 2015

Alors on ferme les livres et l’on va au musée. Shoji Ueda, poésie familiale et photographique sur dunes de sables.
Puis au bain public, le même qu’hier, plonger dans l’eau, plonger dans l’autre et ses tout autres habitudes : les trois enfants jouent, ce n’est pas moi au même âge.

Mercredi 19 août 2015

On le sait désormais : ce n’est pas qu’Internet est sans scrupule, c’est que créant de l’irréversible, il est sans remords possibles.

 

Tout ça m’emmerde, pour le dire crument, parce que ça m’est rentré dans le corps directement hier, à la République, et que quand je ne suis pas au bord des larmes je maugrée, râle, tempête, gueule. Je sais , ce sont des balles qui ont éclaté la tête de douze personnes hier dans le onzième, et moi je suis vivant, mais ce qui m’est entré dans le corps, porté par le son mat des kalachnikovs filtré par les iPhones, c’est l’irrémissible faillite du monde qui pourtant, en principe, depuis Auschwitz, devrait ne plus trop faillir, et qui n’a jamais cessé de le faire, parfois allègrement, même si je sais, au fond, ou plus exactement si je découvre que je sais depuis longtemps que la faillite est l’horizon du monde.

Patrick Boucheron, Mathieu Riboulet ; Prendre dates.

 

Mardi 18 août 2015

Mais la ville, un jour, de fond en comble fut bouleversée par l’arrivée inopinée qu’on annonçait à son de trompes dans nos murs de « quelqu’un », de quelqu’un, d’un jeune homme de vingt-cinq ans au plus, beau comme le jour, beau comme les dieux, beau comme on n’avait jamais rien vu d’aussi beau (la rumeur s’en portait garante), qui cheminait les pieds nus lentement le long du boulevard de la gare, sous une robe de bure, l’ivoire de son visage couronné d’un simple ruban ébène et encadré d’un auréole d’or, tel qu’on imagine saint François ou saint Antoine de Padoue eux-mêmes, à croire que l’une de leurs statues avait quitté son socle et l’église un moment, pour courir les rues, et si l’on eût demandé à ce baladin ce qu’il cherchait, il eût répondu simplement qu’il venait chez nous embrasser son frère.

Marcel Jouhandeau ; Mémorial IV – Apprentis et garçons

 

 

Du lundi 17 au samedi 22 août 2015

Au bout d’un nombre trop important de minutes et de kilomètres, un choc : j’ai oublié mon appareil photo. Il faut des heures pour se faire à l’idée, pour digérer cette idiotie. Un acte manqué ?
Il n’y aurait pas forcément eu beaucoup d’images à faire, mais vous me connaissez, il y aurait eu beaucoup d’images faites.
Il y aura tout de même quelques images prises avec la tablette et le téléphone, le mont Daisen bien sûr et l’élégance de sa courbe ; le musée Shoji Ueda et la sobriété de ses angles ; les deux réunis.
Il y aurait eu des images de montagnes, la beauté sans fard du sanctuaire de daisen-ji, les moindres détails de la maison au fond des bois et de tout ce vert qui l’entourait, des myrtilles, un poney, des jeux d’enfants peut-être, la voiture de location, les immeubles au milieu des rizières, un peu la mer. Il n’y aurait pas eu la couleur rouge-sang du coucher de soleil du mardi, vu depuis le onsen. Il n’y aurait pas eu ton visage surpris en voyant M, là, oui là, non mais c’est incroyable.

Dimanche 16 août 2015

Et nous voici ensemble, parce que nous réunit cette house, comme un an plus tôt, pour voir le feu au loin dès 20h précises, feu dirigeant les gens d’autrefois vers leur céleste demeure. L’on boit, mange et rit, tel à un banquet astérixien mais où ne furent probablement que peu évoqués nos ancêtres les gaulois.

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Samedi 15 août 2015

Je suis prodigieuse. C’est écrit en caractères majuscules et argentés (des paillettes peut-être ?) sur un morceau de tissu bleu, format de brassard, une bande grise (argentée peut-être) sur un côté. Ce pourrait être un porte-monnaie de grande taille, quelque chose comme 12 centimètres sur 8. L’objet est à terre, je l’aperçois tandis que nous cherchons ce lieu dont on nous a parlé à deux reprises, dimanche puis lundi, ce lieu où, au nord d’Ohara, on peut se baigner. On vient de pique-niquer sur un bord de rivière peu avenant, et en écrivant cela je me rappelle soudain ce pique-nique à Uji, dans un recoin si misérable de rivière qu’un fou rire avait effacé le reste.

Un peu plus tard, on use de qualificatifs synonymes de prodigieux pour la dernière réalisation de F puis d’autres moins pailletés peut-être pour ce moment à Yusenji : on y danse pour les morts, procession, litanie, je cherche les visages, je cherche la lumière, je regarde les autres, parfois ému par les mouvements graciles me semblant arythmiques, parfois d’un air amusé : lui qui joue sur son téléphone, frénétique ; elle, sosie de Y, dont la sonnerie retentit : la chanson des sept nains.

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Vendredi 14 août 2015

Depuis combien de temps suis-je ici ? Des jours, des semaines, des mois. Peu m’importe. Dans cette ville le temps s’écoule sans forme ni contour, les jours se mêlent jusqu’à se confondre, fluides et désarmés.

Olivier Adam, Kyoto Limited Express

Je choisis ce livre dans la bibliothèque en prévision de nos vacances. Je ne sais pas si, alors, je lirai beaucoup. Mais le livre, mi-roman mi-photos, commence par ces phrases qui pourraient être miennes. Les images aussi, peut-être, un peu, quoi que… non peut-être pas… bref. D’ailleurs le photographe s’appelle Arnaud. Bref…

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Mercredi 12 août 2015

Alors, proposition graphique, je pose sur mes ancêtres des couleurs, avant de poser un visage sur ce prénom et cette rencontre.

Mardi 11 août 2015

« Oh la la c’est vraiment dur le turrón…. C’est comme le fromage en Mongolie !« 

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Lundi 10 août 2015

Il y a derrière moi, lors du déjeuner, une caisse de disque vinyles d’autrefois. Il y a devant nous tant de Kurosawa à voir.

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Dimanche 9 août 2015

Il propose Kurama. Pourquoi pas. Mais c’est finalement dans un autre bain qu’on se retrouve, plus proche, plus adapté aux températures du jour. Curieusement l’eau froide est peu fréquentée, le Japonais préférant l’eau chaude. Mais pourquoi ? Pourquoi pas…

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Vendredi 7 août 2015

Il nous surplombe au-dessus des escaliers, fait la circulation dans la gare, dirigeant d’une voix ferme le flux continu sortant et sortant encore des trains. A côté de lui, ignorant le volume sonore sortant et sortant encore du mégaphone, elle trifouille son téléphone. Les positions sont parfaites, l’angle de vue aussi, mais je ne peux pas m’arrêter pour un cliché, emporté par une foule prête à faire des « Aaaah !  » et des « Oooooh ! ».
Plus tôt, avec C, on avait parlait d’Annie Ernaux, du crabe colline, et de ma nouvelle lectrice, la maman de P., que je salue donc au passage.

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Mercredi 5 août 2015

Tu espérais me rapporter cette spécialité qu’on aime tant, le moelleux cachant la saveur sucrée de la mandarine. Bien sûr je l’espérais aussi. Mais tu ne rapportes, magasin fermé, déçu et désolé, qu’un léger goût de yuzu et quelques fruits couleur de papillon et de nuage…

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Mardi 4 août 2015

Parc impérial. Le ciel à l’ouest est barré d’un trait. Un gardien, vêtement bleu de rigueur, droit, raide. Deux jeunes occidentaux sur un banc, l’un des deux regardant son téléphone, l’autre tout et rien. Une femme au chemisier jaune promenant son chien. Quelques cyclistes prudents sur le gravier. C’est l’heure où les locaux sortent enfin, c’est l’heure où les touristes respirent enfin. Et puis le jour décline, on retrouve la foule sur les bords de la rivière, regardant les lumières. Je regarde plutôt ceux qui regardent les lumières. Et puis d’autres apparaissent là-bas derrière l’horizon du nord ouest : les éclairs. Rentrer vite.

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Lundi 3 août 2015

J’ai été quelqu’un de gai, tu sais, malgré ce qui nous est arrivé. Gaie à notre façon, pour se venger d’être triste et rire quand même. Les gens aimaient ça de moi. Mais je change. Ce n’est pas de l’amertume, je ne suis pas amère. C’est comme si je n’étais déjà plus là. J’écoute la radio, les informations, je sais ce qui se passe et j’en ai peur souvent. Je n’y ai plus ma place. C’est peut-être l’acceptation de la disparition ou un problème de désir. Je ralentis.
Alors je pense à toi. Je revois ce mot que tu m’as fait passer là-bas, un bout de papier pas net, déchiré sur un côté, plutôt rectangulaire. Je vois ton écriture penchée du côté droit, et quatre ou cinq phrases que je ne me rappelle pas. Je suis sûre d’une ligne, la première, ‘ma chère petite fille », de la dernière, aussi, ta signature, ‘Schloïme’. Entre les deux, je ne sais plus. Je cherche et je ne m’en rappelle pas. Je cherche mais c’est comme un trou et je ne veux pas tomber. Alors je me replie sur d’autres questions : d’où te venais ce papier et ce crayon ? Qu’avais-tu promis à l’homme qui avait porté ton message ? Ça peut paraître sans importance aujourd’hui, mais cette feuille pliée en quatre, ton écriture, les pas de l’homme de toi à moi, prouvaient alors que nous existions encore. Pourquoi est-ce que je ne m’en souviens pas ? Il m’en reste Schloïme et sa chère petite fille. Ils ont été déportés ensemble. Toi à Auschwitz, moi à Birkenau.

Marceline Loridan-Ivens ; Et tu n’es pas revenu

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Dimanche 2 août 2015

Son nom, sur sa carte de visite, est une exclamation. Il évoque un acteur de kung-fu ou une star d’autre chose, grimpant des marches avec une certaine classe gâchée par cette trop apparente perfection et ce sourire un peu trop publicitaire. D’une extravagante assurance, presque impétueux, il nous parle de cet artiste dont j’ai oublié le nom, et dont le travail exposé ici est parfois, lui aussi, comme des exclamations. Les cercles sont vifs et les encres soufflées de mes 19 ans me reviennent à l’esprit. Les ronds s’alignent en points de suspension et il serait dommage de ne pas s’en inspirer. Dehors, l’étudiante en vacances range les panneaux d’indication ; nous n’étions pas sûrs de nous être reconnus.

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Samedi 1er août 2015

La chaleur s’est installée, on ne parle que d’elle, elle assèche, accable, atterre, fatigue et les corps suent ce qu’ils peuvent encore suer. Pourtant, nous voici partis. D’abord Imamiya, la surprise d’un petit marché aux puces chaque 1er du mois et les mochis grillés. Puis, de l’autre côté de la ville, Chion-in, où la climatisation est alors bienvenue, ce qui fait un point commun avec l’air rafraichissant des églises : le prosélytisme est-il plus efficace l’été ? Je pense aux 42° de Bari, le 19 juillet 2005, aux façades de pierres blanches qui reflétaient un soleil sans pareil. Ici le bois sombre ne rafraichit rien et nous rentrons asséchés, accablés, fatigués, laissant nos amis découvrir Gion sans comprendre où ils puisent cette énergie.

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