Mercredi 31 octobre 2018

La photographie te montrerait tandis que tu es au téléphone avec lui. On t’y verrait grimacer, ou bien sourire, ou peut-être rire. Parfois vous riez, ainsi, ensemble. Ainsi je disparais. J’entends sa voix au loin, je distingue parfois ce qu’il te dit. J’y distingue peut-être ce que tu me dis de lui.
Il y a entre nous sa présence et la petite table que j’ai souhaité recouvrir d’une nappe que je n’ai pas choisie, mais le motif fleuri et coloré est agréable, il frise une douce kitscherie peut-être, une évocation printanière sûrement. Dehors il pleut. Sur la table, ce قیمہ que tu as cuisiné, et deux serviettes de table à carreaux rouges et blancs. Je t’avais dit qu’elles appartenaient à ma grand-mère. Tu t’étais étonné de leur propreté. On n’avait parlé pas longtemps lessive. Ni des serviettes, ni de ma grand-mère.

La photographie te montre tandis que tu danses. Pour une raison que j’ai oubliée, nous avons commencé à chercher des images de toi. Parmi elles, la DSC_4289, prise le 15 juillet à 22:14:25, très belle, un léger flou. Je l’avais ignorée ou oubliée, je ne sais pas, toujours est-elle noyée au milieu de la multitude d’autres, de ces gens joyeux. Tu me demandes ce que j’y vois.

Lundi 29 octobre 2018

Alors soudain, sur le tapis roulant plus confortable que l’asphalte, je prends un plaisir étrange. Courir. Les souvenirs liés à cette torture pour les jambes et le souffle sont rares, mais bien présents, année universitaire 1993-1994 ou 1994-1995, La Rochelle. J’accompagnais ma cousine, sans doute avait-elle une prescription médicale, sans aucun doute n’avais-je aucune raison valable, si ce n’est l’envie de partager une activité avec elle, c’est à dire une autre activité que les soirées rieuses entre nous et nos amis – surtout les siens, je crois.
Mais il y avait l’horizon.

Dimanche 28 octobre 2018

Le réel, c’est quand on se cogne.

La phrase est de Lacan. Elle est dans le livre de Laurent Binet dont je dévore les dernières pages sur ton canapé. Elle est là. Nous sommes là. Dans le réel. On s’y cogne. Moi d’un côté. Toi d’un autre. Les uns contre les autres. Contre des murs, contre des absences, contre des émotions. Les mots, le matin, ont été difficiles. Il n’y en aura pas d’autres. Nous n’y parviendrons pas. Nous laisserons la journée s’imposer, imposer son rythme et ce que nous sommes, ainsi que nous sommes ensemble. Depuis hier, je dors beaucoup. Le corps est fatigué. Peut-être, au matin de ce dimanche parce qu’il y a eu ces excès rieurs, puisque nous avions tant ri.
Le dimanche s’endormira. Pas tout de suite. Pas de mots. Dire autrement ce que l’on sait.

Samedi 27 octobre 2018

Nous nous sommes rencontrés en août 2017, ils habitent le même quartier, celui où je logeais alors, celui où je vivais et travaillais autrefois. Ils sont toujours là, différemment, puisque dès le début ils n’ont pas eu la même place, mais chacun a été important dans cette époque instable de l’été 2017, l’un m’offrant une simple légèreté, l’autre une impossible folie. Ainsi, dans l’exercice délicat de parler des autres, et de les comparer, je me retrouve ici à vouloir dépasser la description factuelle de ce samedi : un café avec l’un, un déjeuner avec l’autre.
S’il me serait facile de parler de B sans entrer dans l’intime, puisque ce que je crois être nous est devenu une belle amitié, je ne sais pas comment parler de J aussi précisément, au passé et au présent. Au passé, sinon par des métaphores sucrées et dorées glissées ici, sinon par les mots envoyés hier, que lui seul connait. Il aurait pu, ce mois d’août 2017, franchir la frontière du possible : c’était l’été, et nous étions comme cette saison lorsqu’elle veut que le plaisir se prolonge et qu’alors elle s’allonge sur l’automne. Mais le réel empêcha ce possible. Un jour de juillet dernier, avec toi, nous l’avions croisé ; tu l’avais lu dans nos yeux, ce présent, dont encore un peu on pourrait parler.

Vendredi 26 octobre 2018

L’intuition est un concept commode, comme Dieu, pour se dispenser d’explications.

Laurent Binet ; La Septième Fonction du langage

Dans le wagon bar – un espace que je n’ai pas fréquenté depuis longtemps, allez savoir pourquoi, autrefois j’y passais du temps, à observer mes semblables -, c’est plein de militaires ou de sportifs, je ne sais pas mais ça boit de la bière, les cheveux ras, testosterone.com
Alors j’en prends une, moi aussi, ça va me détendre, 6,7° et 5 minutes de retard à l’arrivée. Je vais vers de nouveaux contours pour toi et moi, c’était prévu alors je suis là, quoi que dimanche ait produit, dit, entendu, creusé, recouvert.

Revenu à ma place, j’écris. Ce journal a pris ses aises depuis quelques mois, il s’étale, mais se retient, il a parfois envie de dire, alors il piétine un peu ce qu’on n’a jamais osé dire, parler d’amour, peut-être parce que jamais, moi-même, je n’ai vécu ces formes d’amour, plurielles, nouvelles qui depuis plusieurs mois me traversent. Je sais qu’on me lit, qu’on s’inquiète peut-être, mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir dans ce que la vie nous offre dans ce qu’elle a de plus beau qui parfois, volte-face, devient ce qu’il y a de plus triste. Je ne traverse pas uniquement la vie en spectateur d’histoires comme on en voit au cinéma, je les vis – peut-être depuis que j’ai été, un jour d’automne, Meryl Streep sur la Route de Madison, une route devenue poussiéreuse là-bas –, je les vis comme depuis ce dimanche de ruines, depuis ce vertige que je n’attendais pas et qui me ferait dire que je t’aime, je nous aime et je m’aime avec toi.
Et puis je mange des M&M’s, ça ne va pas avec la bière, je ne sais pas ce qui m’a pris.

Une fois dans le métro, j’ai encore à l’esprit cette chanson chantée avant-hier, alors je cherche cette autre. Les fichiers sont encore dans le téléphone, datés du 21 janvier. Il y a trois versions, sur la troisième on entend mieux la voix de la chanteuse qui parle d’une petite robe – j’ai oublié de quoi parlait réellement précisément la chanson, mais bien sûr elle parlait d’amour, non ? Peut-être pas. Je m’étais amusé à la chanter, j’avais répété, répété, jusqu’à imiter du mieux possible cette langue qui était la tienne et pour laquelle toi et tes amis m’aviez donné un nom : 何柏安. 
Dans le métro j’écoute donc la troisième version. J’essaye de répéter les paroles. Mes lèvres bougent à peine. Aucun son ne sort. J’ai envie de chanter. Station Les Halles, je m’approche de la porte, il vient de monter, il me dit que je peux m’asseoir, mais sans vraiment parler je lui fais comprendre que je descends à la prochaine. J’enlève un écouteur pour le comprendre, puis deux. Il me propose à manger, c’est dans un sac en papier. Je souris, refuse poliment évidemment. Il me demande si je pars, si j’arrive… Ah Bordeaux, il y était y a pas longtemps, pour les vendanges… il hésite… dans le Bordelais, oui c’est ça. Ça lui avait fait un peu d’argent. Il sourit. Je le salue, m’éloigne.

Jeudi 25 octobre 2018

Soleil. 15h15. Terrasse. Le café n’est pas très bon. Il y a toujours ce livre entre mes mains et je ne sais toujours pas qui a tué Roland Barthes. Pour une fois, je prends le temps d’en lire quelques pages en dehors des transports en commun. Et puis il y a autour, et surtout en face de moi : la place Fernand Lafargue. La vieille dame qui nourrit les pigeons, les touristes gothiques qui la photographient, un homme brun et beau d’environ 1m65 en tenue de sport noire qui prend des notes et fait des pas de côtés dans ce qui ressemble aux premières esquisses d’une chorégraphie demandant quelques mètres carrés, un type genre zonard qui le regarde avec étonnement et alors moi qui ris. A ma droite, un couple de touristes parlant ce qui ressemble à du néerlandais, mais final c’est peut-être de l’allemand. J’ai rompu le rythme habituel par une après-midi ensoleillée loin d’un bureau trop froid. C’est bien. Je prends mon temps. Il fait malheureusement un peu trop chaud pour un 25 octobre, c’est effrayant, et plus tard j’irai m’inscrire à la salle de sport, acheter un pantalon de sport et des chaussettes de sport, il faut répéter ce mot, sport, pour bien s’en imprégner après 18 mois sans ce genre d’activité. Sur le chemin je tomberai sur R, en route vers son cours de français qu’il trouve un peu trop « pour les enfants » : né lusophone et parlant anglais, espagnol et allemand, ma langue, qu’il comprend et peut lire, n’est pour lui qu’une montagne de sons difficiles à reproduire, de prononciations à retenir, de combat contre les graphèmes et les phonèmes. Ainsi lutte-t-il, dans un délicieux accent brésilien qui me fait penser à P, contre ce « maintenant » qui s’impose en une sorte de « mèintena’nte » à l’anglaise. Avant de s’éloigner, il me dit qu’il va à Paris ce week-end : pour voter. Apprendre le français, c’est aussi pour ça : revenir au plus vite si le monstre revient là-bas.

Mercredi 24 octobre 2018

Continuer ainsi à écrire les contours de ce que nous sommes. T’accueillir. Te dire. T’aider. T’écouter. Te faire sourire. Te faire rire. T’étonner. T’attendre.
Et chanter.

Mardi 23 octobre 2018

E souffrant, R toussant, Z dansant, je m’arrête devant les panneaux et voit l’horaire de Girl, qui remplacera ma solitude par des images en mouvements. Le temps d’un aller-retour qui m’emplit de joie à l’idée de retourner au cinéma et m’y voilà. Le film est beau, gracieux, dur, frôlant le visage de Lara, caressant ses pieds meurtris, affrontant son sexe, interrogeant son être d’adolescente en quête de soi, s’agrippant à son corps tournoyant comme les manèges de dimanche d’où s’extrayaient des cris dont on ne savait pas si c’était de la frayeur, de la joie, ou des cris d’espoir : la fin des haut-le-cœur.

Lundi 22 octobre 2018

Vingt images sélectionnées, loin de la série de cent que j’aimerais montrer. Vingt images à envoyer. Qu’en dire ? L’absence que je sais présente, comment l’effacer ? Comment la mettre hors-jeu puisqu’elle est, pour le coup, presque hors-sujet ? Presque hors-sujet : le photographe ne voyage-t-il point seul malgré la présence d’un autre ?
Je cherche alors tes mots dans les milliers de messages, ces mots que je me rappelle vaguement, et qui ainsi me guident. Je détricote et reconstruis une pensée, m’arrête. Parfois, sur une image, un horizon.

Dimanche 21 octobre 2018

Tu passes le muret pour aller photographier le pont de pierre à travers les feuillages ; il te faut éviter les déchets humains, les détritus. Ton corps habillé de sombre est alors une ombre sur les images que je prends. Nous reprenons notre marche, la discussion enjambe un autre muret, celui d’un silence qui couvait, celui d’une parole qu’il fallait délivrer.
Plus tard, seul au parc d’attraction baigné sous le soleil, nos esprits faits ombre, les cris de joie ou de peur transpercent dans leur animalité ce qui nous fait hommes bouleversés, bouleversés par les mouvements brusques, par ce qui nous échappe et que l’on croyait installé, par ce qui froisse les évidences.
Plus tard, alors au téléphone, revenu à de basiques histoires de tournevis et d’abat-jour avant que l’ampoule ne claque pour nous replonger dans la pénombre, je dis cette date qui en était une autre.

Jeudi 18 octobre 2018

Le temps, lentement. Une table en extérieur, un tiers mouillé d’une pluie discrète, parce qu’à l’intérieur il fait trop chaud. Il me parle de ce garçon, il dit le Colombien, comme je dirai l’Américain à Nicolas avant d’ajouter son prénom, un joli prénom, court, rond. Il me dit qu’il va lui écrire une lettre. Tout le monde trouve que c’est une bonne idée, oh moi aussi bien sûr. Il me parle alors du livre de Gabriel Garcia Marquez, L’Amour au temps du choléra, me donne envie de le lire, peut-être que je dis quelque chose sur ce que je pourrai écrire sur l’amour.
Jamais le silence n’a trouvé une brèche pour s’installer, ni la veille dans l’aboutissement d’un bon vin, ni là, brunchant sur les voyages, son corps et la solitude, ni plus tard en sortant de la Cathédrale lorsque l’on parlera de mémoire, de séduction ou des cartes postales qu’il n’enverra pas. Jamais le silence, sauf parfois dans mes hésitations face à son accent, son articulation, lui faisant alors répéter. Jamais le silence, sauf finalement lorsque ses yeux clairs disparaissent à travers les vitres teintées du bus 1, direction l’aéroport.

Time, slowly. A table, outside, partly wet from a shy rain or a rainy shiness: it’s too warm inside. He talks about this guy, he calls him The Colombian, as I will write The American to Nicolas before precising his short, rounded, gentle name. He tells me he will write a letter to him : everybody says it’s a good idea, so do I, natürlisch. So then he describes this book by Gabriel Garcia Marquez, and I want to read it, but maybe instead I say something about what I could write about love.
Silence never crept in, neither in yesterday’s wine, neither in this morning, brunching about travels, bodies and solitude, nor later between memory, postcards and seduction. Silence never crept in, but we could feel its breathing while i was not sure what he was saying. Silence never crept in, until the bus number 1 took his bright eyes away.

Mercredi 17 octobre 2018

Le gémeau est donc, si on l’écoute, comme ceci, comme cela. Mais rieur devant tant de dérision.

Mardi 16 octobre 2018

Se chercher, brièvement.
T’attendre, patiemment.
Se croiser, aveuglément.
Te rattraper.
Don’t walk so fast.
Sourire.
Ici te tutoyer. Dans ta langue être flou.
T’attendre, patiemment.
T’attendre, indifféremment.
Et puis se dire demain.

Lundi 15 octobre 2018

L’absence, au milieu de mes images, est un des sujets de la conversation avec Gilles, lors d’un déjeuner photographique qui m’emmènera prochainement vers d’autres routes, collectives et donc joyeusement sinueuses, mise en danger nécessaire face une pratique qui perd son souffle ou le retient, apnée.
L’absence, oui, voilà, depuis deux semaines, suite au stage, que le sens est apparu dans mes images, c’est à dire dans quasiment toutes les séries produites depuis dix ans, un sens enfin, une réponse au Pourquoi ?, un fil rouge qui n’a rien d’éclatant, sauf soudain au visage.
L’absence est, en dehors des images, dans le cœur et la (dé)raison depuis ce moment où tu as prononcé quelques mots, joyeux de cette porte ouverte que la vie t’offrait, joyeux de te projeter ainsi, par forcément loin de moi, mais autrement de moi, permettant au mot distance de donner toute sa complexité. C’est un point d’interrogation, une présence, une obsession parfois au milieu de la nuit qui vient de me séparer du dimanche. Les absents ont soi-disant toujours tort mais il ne faudrait pas tomber dans une certitude à la française, jouant ici sur les sous-entendus et les métaphores pour ne rien dire de trop, comme une prose répondant à ce poème impromptu écrit ce lundi. Puisque tu m’avais demandé si parfois j’en écrivais.

Dimanche 14 octobre 2018

Alors il y a cette envie de citer Duras, « Écrire c’est hurler sans bruit« , parce qu’il y a cette envie de crier, de crier comme la pluie, la pluie qui peut sauver ce qui a l’air sec, mort, mais aussi la pluie d’orage, la pluie qui tombe sur un désert qui ne s’habitue pas au vide, la pluie qui finalement, frappant un sol trop dur, glisse, et trop violemment emporte tout sur son passage. Alors que reste-t-il ? Des dégâts.

Jeudi 11 octobre 2018

Le Pavillon, encore. Laure Suberville, encore, autrement, plus fort. Ange, encore. On parle un peu de toi, il parle un peu de moi, me présente, je tends une carte, une deuxième. Les conversations cherchent un souffle, je cherche un verre puis un peu de silence pour t’appeler. Là, alors, je confonds la présence de H, dans l’ascenseur, avec la tienne : non, tu n’es jamais venu.

Mercredi 10 octobre 2018

Mais elle est vraiment obligée de massacrer toutes ces fleurs ? (Voilà tout ce que m’inspire ce que j’ai vu sur scène, malgré ce moment très beau où elle semble flotter)

Mardi 9 octobre 2018

De Pasolini je ne sais rien, sauf sa mort. Le hasard m’a fait passer à côté de ses écrits, de ses images, à tort je le sais. Mais sur scène, les voici : ses écrits, ses images, ses paroles.

Lundi 8 octobre 2018

Il y a ainsi six images, son visage, six fois, six expressions, six fois lui, autant de lui que de chapitres possibles : sérieux, rieur, rêveur, absent, content, séducteur. 

Dimanche 7 octobre 2018

 

D’automne était le temps, le ciel, les feuillages du bois qui longe le jardin d’acclimatation au nord. D’automne était l’humeur quand on crut qu’il allait falloir rebrousser chemin. Mais non. Alors Schiele. Schiele, un des rares artistes qui provoqua un bouleversement lorsque je découvris son travail. Il doit donc y avoir, quelque part (un carton, une pile, un tas, un recoin), un livre. A mon Panthéon, mieux rangé que ma bibliothèque les corps de Schiele côtoient les reliefs de De Staël – dont je sais précisément où se trouve son livre de correspondances, là, à peine dois-je tendre le bras – De Staël dont le souvenir de l’exposition rétrospective au Centre Pompidou, en 2003, est encore une émotion nette. Il y a, chez l’un et l’autre, comme une griffure, une densité, des cassures, quelque chose à fleur de peau, et si l’on évoque la peau, peut-être que les corps chez Schiele sont le mien, mais que sont en moi les bleus chez De Staël ?

Mercredi 3 octobre 2018

Il me demande, sans forcément attendre une réponse, ce que fait la police au bout de cette petite rue. Je lui réponds que c’est ça la France maintenant… il n’a pas vu l’armée ? Si, il a vu l’armée, il n’a pas très bien compris.
Il n’est pas revenu depuis les attentats, alors il ne sait pas.
Il ne sait pas non plus la date de notre rencontre, ni le lieu, probablement par l’intermédiaire de Fred, il y a neuf ou dix ans. Puis l’Atlantique entre lui et nous, ceux qu’il vient revoir ici.
Une terrasse pour un verre, une deuxième pour dîner, puis ce bar où la jeunesse danse, nous souriant peut-être parce que nous sommes là, quadragénaires et pas sapés comme eux, et lui en rouge me regardant d’une autre manière, alors répondre par un sourire, joie et joliesse, consos à 2 euros jusqu’à 23 heures. Un dernier bar, nos âges, nos habitudes, une autre chaleur, rire parce que le patron nous offre un shot de jus d’orange parce que non non, pas plus d’alcool. Et puis parler encore, des amours, des ailleurs.