Vendredi 16 novembre 2018

Il y aurait ici un extrait du recueil « Qu’en moi Tokyo s’anonyme » de Thibault Marthouret si l’on osait tronquer la poésie. Il y aurait ensuite ici une analyse, une réflexion personnelle en tout cas, sur mon rapport à la poésie, fait de curiosité et d’une certaine distance, si l’on osait. On tomberait alors dans le piège des vers qu’on n’oubliera jamais à l’heure où blanchit la campagne, parce qu’il y a au milieu ces quelques mots : « je sais que tu m’attends ». Je sais que tu m’attends. Peut-être était-ce mon premier contact avec un tutoiement littéraire, un tutoiement voulu, entier, éperdu devant l’éternité de la mort. Je sais que tu m’attends, claquements secs comme le froid au matin de novembre. Premier contact avant longtemps, c’est-à-dire avant Perec, oh bien sûr on exclura toutes les chansonnettes qui tutoient, parfois dans un impératif pour que tu, au hasard, laisses tomber les filles.