Mardi 1er janvier 2019

La journée ne commence pas, comme habituellement sur ce journal, au matin, au réveil. La journée commence comme l’année, après minuit. Elle commence avec lui. Il arrive un peu plus tard que prévu, c’est déjà 2019, c’est déjà la date de son anniversaire, qu’il veut fêter. Les heures qui passent ensuite me dynamisent, à ma grande surprise, et lorsque 7h s’affichent, enfin rentré chez moi, je n’ai qu’une envie : écrire. J’écris, après avoir lu le message de C, que je suis le témoin de ma propre absence. J’écris, après voir laissé Z dans cette boîte de nuit assourdissante, que ses yeux sont comme les nuits au-dessus de l’Équateur : noires et infiniment étoilées.

La nuit qui suit est courte. C’est vers l’heure du café avec R – parti de chez lui en s’assurant que j’étais en mesure de lui en servir un ou deux -, 16h30 peut-être, que je me satisfais de la dissipation du léger brouillard qui avait perturbé les 4 heures précédentes – puisque ainsi le lecteur saura que j’ai peu dormi. On parle du garçon à la beauté idiote qu’il avait rencontré hier soir, du Brésil bien sûr, encore, puisque.