Mardi 2 avril 2019

Il y aura donc un mois sans appareil photo, parti en convalescence. Y aura-t-il un mois sans images ? E me dit « Des dessins ? » Pourquoi pas. Je pense écriture. Je pense Chili, Kenya. Je pense téléphone, noir-et-blanc, 16/9. Je pense « Rien ? »

Non, jamais rien. On pourrait alors attendre qu’on me souffle à l’oreille une citation de Devos pour sourire d’un trois fois rien.

Non, jamais rien. Parce qu’il y a ce soir ton anniversaire. Il y a ce soir au téléphone ta tristesse, la vie friable des anciens, leur route froissée par les précipices, la distance qui vous sépare. Mais, puisant dans ce qu’il y a de meilleur en chaque jour, ce que tu décris de ta présence en France est une douceur, voire une joie à chacun de tes témoignages ; c’est aussi souvent un rire que tu déclenches chez moi, de cet humour précis mais un peu absurde que j’aime tant et qui me séduit toujours. Alors nous rions.