Dimanche 5 mai 2019

Alors, devant ces Tremblements, crier de rage comme jamais en sortant d’un film, crier. Le cinéaste abdique, il laisse gagner la peur, la folie, l’extrémisme religieux. L’amour est piétinée, ce que nous sommes en tant qu’humains luttant pour être nous-mêmes est ratatiné : ici le cinéma n’est plus un geste politique ou généreux, il n’est plus une une proposition pour le spectateur de s’identifier et de croire au possible, il est un regard maigre et dangereux sur un monde de fous, porté par quelques éclairages suaves.