Jeudi 30 janvier 2020

Tes postures, tes propositions et tes silences recouvrent ce je n’ose pas demander et ce qui depuis quelques semaines faisait signe, sens ou trace : nous n’avons été qu’éphémères. Tu ne m’as rien dit avant que j’arrive ce soir, et il y a quelques jours tu avais même répondu « Non », dans une exclamation, à une question pourtant claire, posée de manière légère, afin de montrer que j’avais compris comment notre chemin serait balisé, question à laquelle tu aurais dû répondre « C’est vrai » ou « Je ne sais pas » si tu osais dire les choses et user de smileys embarrassés pour adoucir les situations. Mais non. Tu m’as laissé venir, venir jusqu’à toi, sans comprendre – semble-t-il – que je venais pour toi. Heureusement que Paris va au-delà de toi, qu’on y croise même dorénavant Z et qu’on dîne avec lui, puisque même cela tu n’as pas su faire : m’accueillir.

Enfin, dans ton silence entendre que nous étions éphémères.