Mardi 26 avril 2022

Je te dis qu’en ce moment je ne lis plus, presque plus. Ah si : il y a ce livre ce livre qui m’a accompagné dans le train. Je te le dis, c’était dans le train pour aller à Hendaye.

Je te dis qu’il faudrait que je trouve un livre que j’aie envie de lire. C’est aussi cela qu’il me manque : l’envie. Il y a quelque chose qui m’échappe, avant la lecture, puis pendant.
Je te dis beaucoup d’autres choses, tout comme tu me dis beaucoup d’autres choses. Il y a entre nous beaucoup de choses qui se disent. J’aime presque éperdument comment nous nous disons tout cela, comme tu le provoques, par tes questions, tes partages, ton enthousiasme et ta curiosité. Et par tout ce que tu sais, et tout ce que tu aimes savoir, aimes découvrir. Tu engloutis tout ce qui t’entoure, combien de livres ?, dis-moi, et tu souris encore. J’aurais aimé être toi, savoir tout ça et savoir le dire, briller. Non pas que je sois toujours terne, mais, je n’aie plus trop cette étincelle, il y a quelque chose qui m’échappe, là aussi. C’est peut-être dû à la solitude ; il faut être un phare pour briller tout seul et rester debout.
Bientôt tu pars, déjà ; même pas le temps de faire habitude.