Jeudi 7 juillet 2022

Il y a, aujourd’hui aussi, quelques visages connus, rares. Il y a un monde avec ses codes, ses références, ses éclats de rire, réuni pour regarder DragRace France sur un écran de grande taille. Je suis donc, une fois encore, double spectateur d’une émission de télévision et d’une communauté joyeuse, jeune, exubérante, fardée, même si la majorité des personnes ici n’a pas plus de mascara que moi. Je suis d’ailleurs plus intrigué – je cherche cependant un adjectif plus neutre – qu’amusé par ce qui se déroule sur l’écran. J’ai envie de creuser, doucement, ce qu’il y a en-dessous : sous les perruques… ou sous les larmes. J’ai envie de les regarder comme un photographe, et de les voir autrement. Car moi-même, je ne sais pas exactement ce que je cherche, ce que je perçois ou ce que je fais là. Je suis comme sur un fil, à une frontière, en un lieu où peut-être j’interroge ma propre place.

Et puis il y a M, nous parlons du projet qui nous réunit, encore lointain mais presque demain, un projet dans lequel, là aussi, j’interroge ma propre place.

Et puis je te dis qu’il est trop tard.