Bio

Arnaud Rodriguez pratique la photographie quotidiennement. Elle fixe tout ce qui l’entoure, les détails ou les grands espaces, le visage de ses amis ou les passants dans la rue. Ce témoignage du quotidien s’accumule depuis 2002 dans un journal en ligne. Au fil du temps, cet espace devient un exercice d’écriture, longtemps détaché du « je », préférant aujourd’hui la présence de nombreux « tu », dont les images assurent comme la part manquante.

Avec la distance et le temps, les images collectées se rejoignent et composent des séries laissant apparaître de nouveaux enjeux nourris par cette mémoire personnelle.

Ce regard singulier sur le quotidien est à l’origine de l’invitation de Fabien Danesi pour l’exposition Les Heures latentes à la galerie Vivoequidem (Paris).

Résidant au Japon de 2014 à 2017, ce pays a constitué un terrain d’exploration photographique riche ; son regard s’attachant particulièrement à l’urbanisme et aux pratiques sociales. Ce pays est au cœur des expositions Contrepoints japonais réalisée avec l’aide de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques, Hikari – regards croisés sur le Japon, présentée au musée d’Aquitaine (Bordeaux) avec Ferrante Ferranti et Every day, réalisée dans le cadre de KG+, satellite du festival Kyotographie (Kyoto).
Toujours porté par une pratique quotidienne, la maison où il vivait à Kyoto a donné naissance à la série #home, dont une quinzaine d’images ont été montrées au Mori Art Museum de Tokyo lors d’une collaboration avec le cinéaste Christian Merlhiot.

Depuis 2018, d’autres territoires que le Japon ont nourri son regard – l’île de Lamu au Kenya, la ville d’Arica au Chili, ou encore Bordeaux où il vit dorénavant – il continue d’explorer de multiples directions.