Ce lieu de l’absence de nous

Arica (Chili), 2017.

Le 21 septembre 2017, j’arrive au Chili pour un mois. Parmi les raisons de mon séjour, un projet d’écriture entamé des années plus tôt, qui s’appelle alors Ce que je sais d’Antonio Rodriguez Cuervo. Cet ouvrage interroge, à travers souvenirs et photographies, mon rapport à mon grand-père paternel que je n’ai pas connu. Ce que je crois être alors la dernière partie de ce livre prend le contrepoint de la réalité pour imaginer ce qui ce serait passé si mon grand-père était parti vivre là-bas : je suis donc au Chili pour écrire cela.

Mais l’écriture se heurte au pays tel qu’il est, de même que je me heurte à la difficulté d’imaginer ma vie avec mon grand-père ou mon grand-père vivant là-bas…. Inspiré de l’expression « Lieu de l’absence de lieu » que Perec utilise pour parler d’Ellis Island, le projet de livre deviendra alors « Ce lieu de l’absence de nous ».

Ce « nous » absent, c’est aussi une histoire d’amour, morte depuis peu.