Dimanche 25 janvier 2026

Des mois sans nous parler ; la vie. Tu aimes la tienne, il n’y a rien qui fasse grincer ce que tu me racontes : de nous deux, tu es toujours celui qui sourit. Je suis en général celui qui dit le gris du monde. Nous racontons le temps qui passe, comment nous avons franchi le cap vers 2026, chacun sur un autre continent, toi dans ton ancien pays avec un ancien amoureux qui pourrait l’être toujours s’il n’était pas si loin. Il y avait des feux d’artifice tout autour de vous. Bientôt il viendra te voir.

Et tu me dis que ta maison m’est ouverte, qu’il y aura toujours une chambre pour moi, dans cet appartement dont tu es tombé amoureux, que tu as acheté, que tu as retapé à coup de peinture et de tutoriels. Il y aura toujours une chambre pour moi, je peux venir vivre ici, je peux, tu insistes, tu dis que j’ai tellement fait pour toi, alors que je sais le peu que j’ai fait, juste être là au bon moment et aider la chance.

D’ailleurs il reste un peu de nous, dans ma penderie : il y a cette valise dont l’une des roulettes est cassée et à l’intérieur, Le Prince de Machiavel, que tu étudiais quand nous nous sommes rencontrés et que je t’avais expliqué après quelques recherches sur Internet et avant que tu choisisses un autre que moi, un qui t’ouvrait sa porte.