Téloche. Il y a les sourires victorieux et les amertumes. Il y a les bras qu’on baisse, les épaules qu’on hausse et les poings qu’on lève. Il y a les électeurs des quartiers chics qui décident du sort des autres. Il y a les électeurs des quartiers pas chics qui regardent le prix de l’essence. Il y a les agglomérations dont personne ne parle malgré l’enjeu. Il y a les reporters qui devraient aller prendre des cours de diction. Il y a les brochettes de guignols qui ont plus raison que les autres sur les plateaux télés. Pas un mea culpa. Pas une once de recul. Pas une miette de sociologie. Pas le moindre fragment d’humilité. Pas une virgule de citoyenneté. Et tout ça nombrilopolitise le cul assis sur les strapontins de France Télévision. Un peu de lucidité peut-être, soudain, chez un éditorialiste un peu plus éclairé, mais je n’en sais rien j’ai déjà éteint tout ça en soupirant, les yeux au ciel.
