Je regarde Valparaiso, ses couleurs qui brillent sous le ciel voilé, ses collines embrumées, cet océan infatigable. Chez Neruda ou dans les cimetières, je regarde l’histoire, j’essaye de m’y plonger et les mots doucement donnent corps à la fiction. Je ne sais pas si ce plaisir d’écrire, qui est parfois plus fort que le plaisir des images, aboutira à cet objet attendu et pour lequel je suis ici, grimpant avec douceur ou bringuebalé dans un micro-bus. Je sais au moins, sous cette espèce de folie, que je lui aurai donné sa chance.