Deux fois, dans la journée, apparait le verbe essarter. Inconnu jusqu’alors.
Il est notamment chez Bernard Duché, encore lui, encore lui, pas encore fini son livre, comme si j’avais peur de quitter sa présence, son regard, son humanisme, son humilité, sa fragilité.
Dans son livre, il y a des moments qui méritent qu’on s’y arrête, qu’on les relise une fois, puis deux. Par exemple le dialogue des pages 131 à 133, qui rejoint la discussion avec ma tante, dans l’après-midi. Par exemple ceci, qu’il écrit à la date du 26 août 2010 :
9h47. Le père d’un ami est mort moins de douze heures après son transfert en soins palliatifs alors que de toute évidence le matin même il était en train d’agoniser. Incompréhensible attitude du médecin responsable. Cet homme que j’ai peu connu, qui n’a jamais regardé la télévision, m’avait dit il y a quinze jours qu’il aimait penser et j’ajoute que cela, probablement, lui suffisait. Cette mort rappelle la mort de mon père et cette phrase : “Il faut bien que ça finisse un jour”. Je suis très ému. J’ai envie de rester immobile et de regarder la mer.
… J’ai envie de rester immobile et de regarder la mer.