3h37. 38°7.
3h37, c’est ce moment qui n’est ni mercredi ni jeudi, ou les deux, entre l’heure incertaine où l’on a éteint la lumière, fébrile, mais que le sommeil ne venait pas et la minute où le réveil sonne — parce qu’on a mis le réveil à sonner quelle absurdité ! — avec la tête dans un douloureux étau. Entre les deux, ce sont des heures qui ont frissonné et attendu. Presque, hier, j’espérais cela, être malade, devoir dire stop quelques heures, un jour, folie, on en est donc là ? Après six ou sept rappels du réveil on abdique, il faut se lever pour trouver un cachet, faire un café en se disant « ça aidera » et puis se recoucher, et faire en sorte que la moindre source de lumière disparaisse : masque.
A 11 heures, quand le réveil sonne à nouveau mais inutilement car je suis réveillé mais paresseux, que le thermomètre indique 37°5 pour le corps et beaucoup moins pour l’appartement car le chauffage s’est arrêté automatiquement à 9h en suivant docilement le programmation des jeudis, je me lève et m’assieds devant l’ordinateur. J’entre alors dans le tunnel des jours non stop jusqu’à 18h35 où je me douche enfin, où je descends à la pharmacie pour chercher la R. prescrite par le docteur L. et du D. parce que l’état fébrile reprend, dans ce vocabulaire approximatif de l’état grippal qu’on nomme ainsi quand ça pourrait être pire : courbatures légères, voilà, comme hier à la même heure.
A 22h47, lire Proust. Indiscutable.