Alors au matin un algorithme de l’appli Radio France me propose d’écouter une émission. Il y a le mot Mexique, ça doit être pour ça. Ou bien c’est le hasard. Il y a JMG Le Clézio dont je n’ai jamais rien lu et un autre auteur dont je n’ai jamais vu le nom. Et pourtant, le gars a écrit 11 livres — ignare que je suis, tout de même !
Et pourtant, je l’ai vu son nom, écrit sur la couverture d’un livre à la Machine à Lire, vu parce que son livre est chez Minuit, et que les livres chez Minuit, mon œil s’y arrête, au moins un court instant, et parce qu’il y avait une petite note écrite à la main, accrochée comme tout coup de cœur de la librairie, je m’en souviens maintenant. J’avais déjà deux livres dans la main, j’avais dit « Bon, j’arrête d’acheter », je n’avais même pas retourné ou entrouvert le livre sinon ça m’aurait fait dire « Oh ! Faut que je lise ça ! ». C’est en tout cas ce que crois. Mais c’est sans doute un faux souvenir.
Alors je lance l’écoute. Et je me dis rapidement qu’il existe des hommes — ou des femmes, mais en l’occurrence c’est un homme, et je pense à François -Henri Désérable aussi — qui sont faits pour écrire les livres que je ne saurai jamais écrire. Les livres qui parlent des autres, du désert et des frontières.
D’ailleurs justement il reste quelques noix de Macadamia enrobées de chocolat, achetées à l’aéroport, hors de prix, hors d’esprit. Il reste aussi les sauterelles grillées, qui osera ?
Et c’est aussi le jour où je retrouve Sébastien, hasard total, oh tiens comment vas-tu, ça fait longtemps, c’était l’été 2022, c’était chez lui, il avait invité des amis, ensuite j’avais revu l’un d’eux, depuis il n’habite plus là. Il est avec Solène, elle ne sait plus d’où elle me connait. Je suis avec Eric, on allait se promener. Ils allaient boire un verre. On s’y joint.