Samedi 14 février 2026

Il est tard. Plus tôt tu m’as envoyé des fleurs. Puis, la nuit tombée, des mots tombés aussi.

C’est un de ces moments où l’écriture veut être là, parce qu’elle est une manière d’hurler.

L’écriture s’impose, oui. Elle me pousse ou elle pousse au fond de moi. J’ouvre l’un des fichiers qui parlent de là-bas. Avant de partir au Mexique, c’est une autre histoire que je voulais écrire, il y aurait eu un arbre mais je ne le savais pas encore et je savais encore moins qu’il avait un prénom, ça aurait parlé du désert et de notre poussière soufflée par le vent, ça aurait raconter une histoire qui n’a pas existé, je dis « nous » mais ça n’aurait pas été nous, je voulais trouver le souffle qui emmène ailleurs, le réel sans le réel. Là-bas, je n’ai pas su. Je n’ai même pas écrit une page. Il y avait le titre, évidemment, en haut, en gras. C’est donc ce fichier que j’ouvre. Mais je me fige, ou bien ce sont les mots qui se figent. Je ne sais pas comment écrire là, maintenant, déjà.

Alors j’ouvre le livre qui attend. Je commence, c’est-à-dire que je recommence, je reprends. Et je vais l’arrêter.

Il faut que (l’envie de finir) le livre qui attend étouffe (l’envie de commencer) le livre qui ne commence pas.

Il faut que cette histoire que j’écris depuis 2013 s’arrête. Et que je sache pourquoi.