Samedi 21 mai 2016

Être sonné. Familier. Être fortement ébranlé sous l’effet d’un choc, d’une émotion.
Exemple : Le public a été complètement sonné par le solo de percussions.

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Vendredi 20 mai 2016

Puisque le festival se termine, je pédale d’une exposition à l’autre pour passer de jolies surprises à d’inévitables sentiments d’indifférence, en passant éventuellement par quelques agacements… Avec moi, au milieu du parcours, marchant plutôt que pédalant, ce jeune garçon qui se disait lui-même bizarre dans nos échanges via le réseau social bleu foncé. Il se révèle peut-être bizarre, mais assez touchant, dévoilant un stress maladif (pardon pour l’approximation scientifique) dans une allusion médicamenteuse et un certain flot de paroles…

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Mercredi 18 mai 2016

Alors, puisque l’été approche, puisque la chaleur s’immisce, acheter (enfin) l’indispensable éventail, joli motif, que l’on glissera dans son sac. Et puisque le short utilisé depuis presque 12 ans est en état de mort élastique, acheter (enfin) son remplaçant.

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Dimanche 15 mai 2016

Nos chemins s’étaient croisés professionnellement et artistiquement, et le voici à Kyoto, jeune retraité dont l’horizon est dégagé. Il nous attend devant le musée, accompagné, occasion de découvrir l’exposition sur le zen ou de revoir le sanjusangendo, puis d’aller déjeuner, là-bas, après que le chauffeur de taxi (au féminin et moins de 60 ans, double rareté) avait fait part de son soulagement que je parlasse un peu japonais, après aussi qu’elle avait roté, et donc oui, déjeuné là-bas, histoire de d’être encore étonné — cessera-t-on un jour de l’être ? — par la nourriture locale, qui transforme les aubergines en merveilles.

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Plus tard. Il n’a pas d’âge. Pas d’âge clairement défini : tout corps plongé dans l’eau subit une poussée vers le haut dont le volume n’indique rien sur l’individu. Il entame la conversation en japonais en me demandant si je voyage. Bien sûr, étant donnée ma réponse, il me demande si je suis ici pour le travail. Je dis que oui, que je suis photographe : vous voyez, je mens (un peu), pour changer (un peu) de la réponse (si souvent) fournie, la vraie, lorsque je dis parle de mon パートナー (prononcer « pātonā »). Alors il rebondit sur la photo : quel genre ?  avec quoi ? lui aussi il en fait mais avec son smartphone… Il me demande alors pourquoi Nikon. Comme je bute contre les mots, il poursuit en anglais, lentement mais précisément, et déchausse ses lunettes parfois, comme si la myopie l’aidait à communiquer. Il pense que les Allemands préfèrent Leica et les Américains Pentax. Il est étudiant en sciences politiques, en relation internationale je crois, je ne suis pas certain d’avoir compris ; comme quoi son anglais n’est pas si précis, ou sûrement est-ce le mien.

Samedi 14 mai 2016

Depuis dimanche, j’ai un nouveau téléphone. De marque Huawei, il est mon nouveau lien avec le Japon, après deux ans de téléphone à « pre-paid card ». Depuis dimanche je me sens un peu plus Japonais, du moins un peu plus local : je peux envoyer des sms à mes amis, vous voyez, ça change la vie. Et je peux téléphoner, mais toutes les 10 minutes il faut arrêter la conversation, sinon c’est plus cher (non je ne sais pas pourquoi). Bref, depuis dimanche, j’ai un nouveau téléphone. Et donc un nouveau moyen de faire des photos…

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Et là, après ces histoires ultra-matérialistes, j’aurais dû en profiter pour citer Edgar Morin lorsqu’il dit qu’il faut retrouver le poétique de la vie car on est envahi de prose.

Jeudi 12 mai 2016

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Et puis des photos, enfin je veux dire d’autres, pas celles-ci. Celle d’un photographe chinois, qui donnent envie de faire des portraits, des gens quoi, des gens, du vivant, de l’humain, des gens qui pleurent, des gens qui chantent, des gens qui rient, qui dorment, qui mangent ! Et Les photos d’Alix, qui donnent envie de faire du cinéma, de laisser parler les gens, de les écouter dire ce qu’ils ont à dire. Et rire.

Mercredi 11 mai 2016

Il me suit de peu dans le vestiaire ; lui aussi a fini sa séance. Peut-être a-t-il plus forcé que moi. Sur son tee-shirt : « De tout cœu avec vous« . Le R a disparu, une faute de français comme il y en a tant d’autres ici, sur les boulangeries ou les accessoires de mode ; francophilie maladroite. Le R disparu, et l’on aurait l’esprit mal placé à lire autre chose.

Il porte un prénom peu ordinaire. Calder. C’aurait pu être Soulages ou Matisse, mais son prénom est un objet plutôt flottant, un mouvement. Les mots, eux, ne sont pas flottants, plus droits que mobiles, d’une grande clarté, sensibles et intelligents malgré le jeune âge. Canadien, son anglais de naissance m’oblige à quelques efforts pour suivre la fluidité, les voyelles chevauchant les consonnes. Nous l’avons rencontré dimanche, et depuis dimanche j’ai repris un rythme sans mots. Un rythme flottant.

 

Jeudi 5 mai 2016

Les petites filles ont l’air de s’ennuyer. Peut-être sont-elles plutôt concentrées, ou un peu inquiètes, ne sachant comment se comporter. Les jeunes hommes ont l’air de s’ennuyer. Que faire en attendant ? L’un bataille avec ses vêtements d’un autre temps. Un autre me regarde, parce que je le regarde, parce que son attitude est photogénique, regardez-le, agrippé à son drapeau, l’air ailleurs, l’air de cacher l’impatience sous l’impassibilité. Il est midi passé, et le moment étrange, le moment de fête qui nous apparaissait jovial, ce matin, près de la maison, est loin. Loin aussi car mon regard est autre, armé de mon appareil photo : je cherche un visage, une pose, des couleurs, je cherche ce qu’il faut attraper. Peut-être m’ennuie-je, finalement, moi aussi.

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Mercredi 4 mai 2016

IMG_20160504_120533L’exposition est un exercice de japonais qui permet, parfois, de faire revenir à la surface de la mémoire des expressions oubliées, comme « par hasard », que l’on exprimera selon l’humeur, par « gûzen ni » ou « tama tama ». Mais ce n’est pas tama tama que H débarqua, puisque il l’avait promis.

 

Mardi 3 mai 2016

T’as voulu voir Morimura et on a vu Morimura.
J’ai voulu voir Ikko Tanaka et j’ai vu Ikko Tanaka (et qu’est-ce que j’aime Ikko Tanaka).

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Samedi 30 avril 2016

Les jours passent. Les visiteurs aussi. Dix-neuf, ce samedi : une femme qui ne dit rien, bouche masquée ; K,M&T, déjà là, dans l’une des images ; un homme âgé qui postillonne en me saluant ; deux Américaines dont l’une me sauve en traduisant l’incompréhensible question d’un homme qui entre et demande si c’est gratuit ; un homme qui me fait remarquer qu’il y a un sentiment de solitude et quelque chose de très japonais dans tout cela ; F, pétillante et un peu perdue pour venir ; …
Ils sont l’une des raisons d’être de ces moments d’exposition où l’on peu parler de tout cela, du pourquoi, des choix, des regards… mais ils sont cette fois-ci, pour un trop grand nombre, la frustration de ne pas pouvoir échanger dans leur langue.

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Samedi 23 avril 2016

La joie et le soulagement d’hier, qui avaient effacés le stress et l’agacement, sont remplacés par des doutes, mais tu me rassureras sur ce que je vois et qui m’obsède, sur ça, là, de traviole. De toute façon, c’est ainsi, c’est ouvert, entrez, dozo haitte kudasai, willkommen, bienvenue, welcooooome.

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Vendredi 22 avril 2016

… ou comment sortir exaspéré d’une expo, avec le sentiment désagréable que le spectateur est oublié et parce que des photographies sur le thème de l’exil mérite un autre traitement.
… ou comment te voir sortir heureux d’une autre.

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Jeudi 21 avril 2016

Sur les murs, des aires de jeux, celles d’ici, mais pas mes images, ne confondez pas. Je regarde le travail avec attention, interrogation, comparaison et la persuasion que la difficulté photographique du sujet, à cause de la confusion qui règnent dans ces espaces, est un fichu défi, auquel je m’accroche et dont j’ai déjà, peut-être, à l’esprit, l’issue. Peut-être. Peut-être parce que j’ai déjà, visiblement, contourné la difficulté. Peut-être.
Mais ne pas préciser que, pour leur anniversaire, ici, il pleut.

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Dimanche 17 avril 2016

Revenir. 戻る.
Nous sommes accueillis à la sortie de l’avion par une moiteur d’été, des douaniers qui n’insistent pas et un chauffeur de taxi luttant contre le vent puis à la maison par les signes colorés des amies passées par là et par une végétation luxuriante, le printemps ayant verdi la terrasse et la ville et donné de nouvelles couleurs au champ d’en face et aux bordures.
Nous sommes poursuivis par la fatigue jusqu’au moment joyeux où l’on découvre la maison de C., sursaut de réveil pour apprendre qu’ici un zèbre est un rayure-cheval.
Dormir. 眠る.

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Vendredi 15 avril 2016

Pralus. L’une des vendeuses parle de Tahiti avec un type immense, la chevelure bouclée et blonde – vous avez dit surfeur ? Soudain, trois ou quatre mots en japonais, et, heureux d’entendre cette langue, je pousse une sorte de petite rire un peu bête, en tout cas surprenant, pour eux comme pour moi. Ils se tournent très brièvement vers moi puis poursuivent, tandis que l’autre vendeuse emballe ma brioche – c’est-à-dire celle que j’ai achetée – en glissant le mot aka (rouge) dans leur conversation sur la problématique du bronzage en milieu faiblement iodé (ou fortement, je ne sais plus, bref…). Alors j’interroge, et elle me répond que oui, mais qu’elle n’est pas retournée là-bas depuis trois ans.
C’est donc comme si le Japon, la veille d’y revenir, me tendait la main (malgré le cliché parisien du croque-monsieur dans une brasserie), puisque les deux expositions du jour m’ont entraîné vers ses deux maîtres incontestés, Araki et Moriyama. Force ou tristesse, couleur ou noir-et-blanc, je regarde tout cela avec émotion et intérêt, cherchant chez eux et dans leur photographie quotidienne voire boulimique, des réponses à mes propres questions.

(Et puis le regard de cette statue du musée Guimet, JG, la Seine, SO, le ballon multicolore qui vole dans la station grise, « vous avez échappé à la pluie », SR, RG et family, F/J/J, etc.)

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Mercredi 13 avril 2016

C’est l’absence de sens de ce que l’on vit au moment où on le vit qui multiplie les possibilités d’écriture.

Annie Ernaux ; Mémoire de fille

Mardi 12 avril 2016

Café parisien, fin de matinée entre un café avec ami et un déjeuner avec d’autres. Six lycéens. Terminale ? Jouent aux cartes.
– De toute façon il faut que ce soit MLP, qu’elle balaye un peu tout ça
– Tu déconnes là ? (visage rieur)
– Non non, de toute façon elle pas pas pire de FH ou NS…
– Naaaan tu déconnes…
– …
– … (Visages déconfits / inquiets / abattus / tristes)
– Bon allez c’est à qui de jouer ?

"After Photography - Part I" - Galerie Alain Gutharc - Curator: Pascale Krief. "After Photography - Part I" - Galerie Alain Gutharc - Curator: Pascale Krief.

Lundi 11 avril 2016

Elle allume sa cigarette difficilement, car les allumettes sont un peu humides. La fumée part de l’autre côté, cela m’évite de lui faire remarquer que cela me dérange, de toute façon je n’aurais sûrement rien dit, elle s’en fout, et les centimètres qui nous séparent empestent de sa suffisance et de son égoïsme dont je ferais bien facilement une généralité, agacé par ceci, cela et mon retard dû à ceci et cela.

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Dimanche 10 avril 2016

Quelle croyance, sinon celle de connaissance ? Et quel désir – qui dépasse celui de comprendre – dans cet acharnement  à trouver, parmi les milliers de noms, de verbes et d’adjectifs, ceux qui donneront la certitude – l’illusion – d’avoir atteint le plus haut degré possible de réalité ? Sinon l’espérance qu’il y a au moins une goutte de similitude entre cette fille, Annie D, et n’importe qui d’autre.

Annie Ernaux ; Mémoire de fille

C’est un nouveau métier, surfeur-boucher ? Ou juste une spécialité locale ?

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Vendredi 8 avril 2016

Soudain, le cerveau sous l’effet conjugué de plusieurs plaisirs (amicaux, gustatifs et linguistiques), semble produire une substance plus ou moins (il)licite.

Jeudi 7 avril 2016

Retrouver Paris. Apercevoir la place de la République. Retrouver ma coiffeuse, son efficacité et ses « non mais c’est quoi ces cheveux là chéri ?« . Revoir trois visages de l’an dernier. Retrouver les rendez-vous presque improvisés et un peu de Japon dans des serviettes éponges. Avoir l’envie d’une chemise. Te retrouver au café Beaubourg. Découvrir Paul Klee. Aller à un concert de Jay-Jay Johanson : retrouver mes 24 ans.

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Mercredi 6 avril 2016

Elle a la gouaille et le look d’une patronne de boîte de nuit : cuir, talons hauts et années d’excès. « Je pourrais avoir un café au lait et un croissant ?« , demande-t-elle au patron du café de la gare d’Angoulême, aussi peu aimable avec sa clientèle qu’avec ses employés. Comme moi, elle attend, femme fatale et fataliste, le TGV ayant subi une heure de retard à cause d’une alerte à la bombe. Avec elle, un type en costume crème, genre personnage de maquereau chez Echenoz, qui commande un demi et lui explique ce qu’est un panini et que les meilleurs sont en Italie. Je suis plongé, une fois n’est pas coutume au milieu de ce séjour, dans la grammaire japonaise, qui, malgré la douleur subie en faisant quelques exercices, me donne envie d’être là-bas, où tout n’est pas sans risques, certes, et où je ne peux pas retranscrire les conversations de mes voisins de table, certes, mais où les trains n’ont ni alerte, ni ralentissement et où les patrons de bar vous sourient.

 

Mardi 5 avril 2016

Cognac. La ville presque une inconnue malgré tant d’arrêts à la gare, tant de passage sur la rocade à une autre époque ; à peine ai-je le souvenir d’une promenade, adolescent, en famille sûrement. L’immense drapeau d’une grande marque de cognac flottait-il déjà alors sur la ville ? L’adolescent est loin, vous souriez bien sûr, et c’est avec JLB, un peu cousin, un peu ami (déjà à cette autre époque), que j’y erre. L’adolescent est loin, le jeune travailleur aussi : à l’époque il aurait peut-être écouté ce photographe lui expliquer ceci (comment lire un triptyque), cela (pourquoi avoir choisi ce titre…) sans soupirer. Soupirs.

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Dimanche 3 avril 2016

L’homme revient dans le wagon, furieux. Voilà dix bonnes minutes qu’on attend de savoir à qui sont ces sacs au-dessus de nos têtes, déposés par un individu décrit comme grand et métis par un jeune homme bien embarrassé lors de sa discussion aux services de sécurité, puis enfoncé dans son siège, le visage passant du rouge au blanc, lorsque l’homme, évidemment innocent, annonce sa colère, les 45 euros d’amende, et son étonnement raciste en ajoutant que « ce sont pas les noirs qui posent des bombes ».

Mardi 29 mars 2016

Bibliothèque où je t’attends – et où je finirai vraiment par me demander où tu es passé. Je passe de Chéreau à Rudi Baur, de Bruno Quinquet à quelques griffonnages jusqu’à ce qu’une phrase me happe. « J’ai une amie qui a ramené une chèvre à Paris. Elle l’a mise dans la cour de son immeuble, quai des Tournelles.« , dit-elle. Avant ils avaient parlé de je ne sais plus quels artistes, je ne prêtais pas attention à leur conversation. Après il ont râlé, mais ils ont parlé trop bas pour que j’entende.

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Lundi 28 mars 2016

Il y a l’homme dont la tristesse dans le regard est sûrement aussi grande que la misère dans laquelle il vit, et, impuissant, on tend une pièce et l’on rejoint le reste du monde : la légèreté des camarades de L, le château de Rochechouart, la risible médiocrité d’un magasin de porcelaine et l’énigme des grenouilles décongelées.

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Dimanche 27 mars 2016

Alors, dans le train et ces long laps de temps qui séparent les gares et les correspondances, je prends enfin le temps de lire la presse pour n’en extraire étonnamment qu’une seule phrase (« Ce qu’il appartient à la Constitution d’une République sociale de prononcer, c’est l’abolition de la propriété lucrative – non pas bien sûr par la collectivisation étatiste – mais pas l’affirmation locale de la propriété d’usage »), cette presse que, là-bas, je survole à peine dans ses diverses versions online. 

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Jeudi 24 mars 2016

Et le voilà, enfin, le colis et ses 150 exemplaires, m’attendant chez D. J-30. Il reste l’autre partie de l’exposition à finaliser, et cette journée ensoleillée et ses éblouissants contre-jour permettent de clarifier moultes hésitations taraudant mon esprit toujours rempli de doutes dans ces périodes pré-exposition.

Mardi 22 mars 2016

Il me raconte qu’il déménage demain, et que pendant qu’il fait ses cartons, il regarde les Jeux olympiques de Londres en replay. La gymnastique masculine, plus précisément. Et il sourit.

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Lundi 21 mars 2016

Avaler en vitesse un thé. Marcher jusque là-bas, hésitant sur le parcours, Y comme moi, parce l’orthogonalité kyotoïte nous trouble toujours un peu. Avaler un petit quelque chose, devant le théâtre, en souriant aux premiers bourgeons des cerisiers, là, sous le soleil. Entrer dans le théâtre, voir, repartir, ne rien vouloir en dire. Découvrir que ce nouveau BAL cache une terrasse puis une autre. Aller à la VK, s’esbaudir devant le low-high-tech et aimer les écouter parler photographie, aimer comment ils en parlent, ce qu’ils en disent, ce qu’il en dit, en chien errant.

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Dimanche 20 mars 2016

Et sortir exaspéré du pressing. Pas pour une tache mal lavée ou un col mal repassé. Non. Juste parce que l’on n’a rien compris.

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