Mercredi 6 juin 2018

Les bières de la veille, après le spectacle, n’avaient pas tout dévoilé. J’accompagne alors, pour la soirée, sa solitude de touriste sans clé, son amour des idiomes, la candeur de ses trente ans, son accent espagnol qui vous embarque, ses yeux clairs qui vous transpercent, ses doutes sur sa relation amoureuse actuelle puisque l’autre est trop là malgré tant d’heures entre Montpellier et Majorque. L’autre. Celui dont je suis l’autre est aussi ailleurs, à des milliers de kilomètres. Tant.
A 21h38, je fais trois photos de lui. La première est loupée : mauvais focus. La deuxième n’est pas bonne : moue. La troisième est la bonne : sourire. Tant.