Dimanche 4 avril 2021

Ta présence. Elle accompagne ce chemin qui devient une habitude, mais tu es aussi le témoin de ce que je découvre, ainsi ces pyramides, maudites, tant détestées, peut-être principalement parce qu’elles osent défier le ciel de Bordeaux, et dominer l’horizon par leur dôme vitré dont on ignorerait moins l’usage si l’on cherchait un peu. OK Google ? Aujourd’hui pour la première fois, au milieu de ces nouvelles constructions, je circule. J’en interroge brièvement les ruelles qui n’en ont pas le nom, les jeux de pentes et d’angles, les complexités, l’éparpillement abscons de certaines fenêtres, je caresse les murs éblouissants sous le soleil d’avril, et je vois comme ailleurs combien les rez-de-chaussées peuvent être un pied-de-nez aux bâtisseurs ou une liberté pour les habitants, liberté de se montrer ou se cacher, de laisser le balcon faire salon, de briser déjà le gris et le blanc des façades par des pans de bois devant lesquels on soupire. Évidemment ce lieu évoque les miens, la maison de Kyoto que tant ont visitée, l’appartement l’Ivry offert à vos regards.