Il restait quelques pages du Lesbre, m’y voilà la nuit tombée. L’esprit s’arrête à la fin d’un passage, comme alerté, alors qu’il est un peu ailleurs, l’esprit, presque je ne comprends pas ce que je lis.
J’y reviens. C’est beau. Je veux garder ça et le partager. J’enregistre. Plusieurs fois, car je me trompe, bute, ou ne suis pas satisfait d’une respiration. Au bout de plusieurs prises, je dis que c’est la bonne, même s’il reste un petit quelque chose qui ne me va pas ; il est 23h17.
Ce livre c’est un peu celui que j’espère écrire là-bas. Sans le vent. Sans la mer. Mais ailleurs. Avec toi et sans toi.
Plus tôt, aussi, Jérôme sonnant chez mon voisin, même immeuble, tandis que je sors. « Oh ben ça ! » Sous le bras le visage d’une grand-mère, continent Amérique.
