Jeudi 9 avril 2026

C’est vernissage. J’arrive. Je ne suis jamais venu ici. Je lui souris. Elle ne me retourne pas mon sourire. On s’est parlé, un jour, ailleurs, je ne sais plus où ni quand. Le lieu est étonnant, on m’en avait beaucoup parlé.

Une autre femme. On se salue. Je lui dis « On se connait mais je ne sais plus où. » Elle se posait la même question et puis ça y est, très vite, ça s’éclaire. Elle travaillait avec le docteur C. Il y a pourtant quelque chose de flou dans mes souvenirs. Peut-être quelque chose qui a changé sur son visage, mais j’ai plutôt l’impression qu’il s’est un peu effacé de ma mémoire. Je suis content et surpris de la voir ici. Alors machinalement, amicalement, je touche son bras brièvement. « Alors la retraite ?« , je lui demande. Elle est heureuse.

Mais l’expo est décevante. Il n’y a que des bons photographes pourtant. Mais on – et je ne sais pas encore qui est est « on » – n’en montre rien, rien que deux photos 18×24 contrecollées, perdues sur les murs immenses. Minimalisme dit l’un. La première femme à qui j’ai souri prend alors le micro. « On », c’est celle. Et elle n’a rien à en dire. Et je ne sais toujours pas son nom.