Dimanche 11 octobre 2026

Quelqu’un veut un thé ?, demande Nicolas qui n’a pas encore dit qu’il s’appelait Nicolas. C’est inattendu, un thé, ici c’est un lieu d’exposition et c’est aussi chez lui, sur les murs il y a les dessins sulfureux de Gengoroh Tagame. Je dis oui, je ne veux pas qu’il essuie un sixième refus d’affilée, j’ai envie d’accueillir cette convivialité, peut-être briser la barrière entre les visiteurs que nous sommes et l’homme qui a ouvert ses portes.

Plus tard. Elle nous a rejoint. Ce matin nous avions écouté sa musique. On demande un jus de fruit. Mais le serveur revient, bien longtemps après. Pas de jus de fruit possible. Le presse-agrumes est en panne. L’huile de coude aussi, sans doute.

Alors, tant pis, on prendra deux thés sencha, de toute façon on avait hésité, il fait à la fois soif et un peu frais. Et une bouteille d’eau s’il-vous-plait.

On aura deux thés au jasmin. Et pas la moindre carafe.