Montparnasse. La gare est le souvenir du 10 janvier dernier, peut-être indélébile à tout jamais ; je n’étais pas revenu depuis. Peut-être qu’en repartant dans quelques jours ce sera oublié, la gare sera redevenue ce qu’elle a toujours été, ce lieu de passage vivant, ce lieu de passage qui depuis huit ans est celui où j’arrive pour voir, découvrir, retrouver, aimer ou juste être là, souriant dans les escalators ou au milieu de l’esplanade dominée par la tour. En mai dernier j’étais pourtant reparti en n’aimant pas la ville ; je n’en voulais plus. Sans doute ne m’aimais-je alors pas non plus, l’esprit engoncé dans frustrations, remords, regrets, que sais-je encore. Sans doute la foule m’étouffait-elle.
