Bayonne. Remontent quelques souvenirs, comme le mot « Ailleurs » calligraphié pour quelques euros, comme la vitrine d’une librairie, la nuit. Beaucoup plus lointain, une promenade avec mes parents, les mots de mon père dans le Petit Bayonne, c’était peut-être avril, mes dernières vacances avec eux, j’allais avoir 18 ans et passer le bac quelques semaines plus tard.
Des souvenirs nous en créons d’autres, pour toi et moi, mais sans doute est-ce l’axoa qui restera. Bayonne, je dis que j’aime la ville parce qu’elle impose autre chose que les façades blanches, parce qu’elle correspond à ma définition d’une veille même si je ne sais pas exactement ce que je veux dire ainsi ; il n’y a pas non plus l’épuisant fourmillement de Saint-Jean-de-Luz — c’était hier.
