Vendredi 17 septembre 2021

Soudain tu apparais assis à l’arrêt de bus que je viens de rejoindre. What a nice surprise! Tu es allé chez le coiffeur, est-ce lui qui également taille ta barbe ? Tu baisses ton masque pour m’offrir un sourire qui accompagne, comme toujours, tes yeux qui pétillent. Ainsi nous voilà partis ensemble, dans ce bus numéro 11, étouffant, bringuebalant, agaçant. Il y a quelques silences, il y a aussi trop de bruit, je dois tendre l’oreille. Deux arrêts avant la gare, nous descendons, ça n’avance pas, je veux respirer, je veux marcher.  Je veux peut-être qu’on soit un peu seuls.

Jeudi 16 septembre 2021

Peut-être qu’alors la couleur de ta peau aurait quelque chose de presque irréel, magnifique, sublimant ce qui déjà était indépassable dans la beauté que tu trimballes. Je te demande si as bronzé, tu me dis que oui, peut-être, tu as beaucoup été dehors durant ton séjour. Et puis nous parlons des autres, de l’idée d’aller ensemble à un concert mais c’est beaucoup trop cher, et je ne crois pas que j’évoque ce que je vais faire ce soir. On parle aussi des corps, et le tien, ou plus précisément ton ventre, intervient, c’est-à-dire que tu le montres, dans l’escalier, tandis que nous partons. Je te dis ce que j’en pense, mais nous n’avons pas le même avis ; tu voudrais qu’il fût musclé.

Le soir, il y a Volodine, il fait partie de ces auteurs dont on peut négliger le prénom. Volodine, c’est un de ces nombreux visages – mais le sien n’est nullement hâlé -, que j’ai rencontré à la villa K. La rencontre dans la librairie, entre lui et la vingtaine de spectateurs que j’ai rejoints, est légère. Elle me donne envie de lire son dernier roman, celui qui est là, posé sur la table, et que ce type de moment pourrait gâcher de trop en dire. J’avais, au Japon je crois, tenté la lecture de Le post-exotisme en dix leçons, leçon onze ; je m’y étais heurté. Après la rencontre, je m’approche, je lui demande s’il se souvient de moi en baissant mon masque, oui bien sûr. Je ne sais pas exactement le souvenir que j’ai laissé à tous ces artistes qui venaient à la maison pour dîner, ou le dimanche pour des poulets rôtis ; Volodine est, je crois, sur la photo de groupe que nous avions faite pour célébrer notre départ. Je ne sais pas où est cette photographie, je n’ai jamais trop su comment la regarder : sous une apparence joyeuse elle est encore pour moi tout un ensemble de sentiments loin de la joie.

Et puis je laisse la place, je m’approche de la caisse, achète le roman, reviens, dis que “Finalement c’était bête de ne pas l’acheter.” Je dois être un peu ridicule, ou un peu faux-cul. Il y laisse un mot. Oui, je saluerai Ch de sa part.

Enfin S et moi allons dîné. Je ne lui parle pas de ton ventre. Tu interviens pourtant, brièvement ; je crois qu’on parlait d’aimer.

Mercredi 15 septembre 2021

C’était peut-être plus l’instinct de survie qu’une véritable envie qui m’avait fait réserver une place pour la conférence d’Elisabeth Lebovici. Tu m’en avais parlé, sous la nuit, peut-être le ciel était-il étoilé mais je regardais ailleurs. Je sentais qu’il fallait, en plus du retour au cinéma, en plus des livres, me ré-emparer de l’art et de ceux qui en parlent. Qu’il fallait oublier la ville et tout ce qu’elle représente, pour en voir autre chose, un bruissement. Que l’amitié, les amitiés plurielles dirais-je, ne suffisaient pas, quoi qu’elles m’offrent un vendredi ou un samedi soir. D’ailleurs, j’ai aussi depuis réservé des places pour 6 spectacles de danse, c’était par là que ça passerait aussi, comme si combler l’absence passait par les corps.

Certes j’ai loupé la “Marche”, dimanche, j’ai choisi la mer, ou plutôt l’a-t-on choisi pour moi, la mer et d’abord cette dune contemplant un horizon vert sapin ou bleu de vagues. J’ai loupé la Marche et la folie généreuse d’un cortège multilgbtqiacolore qui passe sur la ville un joli coup de pinceau, dépoussiérant les avenues.

Mais ce mercredi soir, je suis là. Elle parle d’Absalon et elle n’en parle pas tout à fait, elle dit “Ce n’est peut-être pas pour moi”, elle est drôle, elle dit aussi “Je n’en vois pas du tout le sens”, elle me rassure, elle parle de Marcel Mauss, elle dit encore : “Qu’est-ce qui est fou ? Crier ou ranger ?”

Lundi 13 septembre 2021

Alors l’homme rentre chez lui, il est tard. Soudain, le scénario dévoile ce que tu as plus ou moins vécu. Sur le fauteuil rouge du cinéma, à côté de toi, je suis comme pétrifié.

Je n’utilise pas cet adjectif quand j’évoque ce passage, une fois dehors, installés à une terrasse où il fait encore chaud. Nous parlons du film, intense, complexe, trois heures qui donnent du temps au cinéma dans un montage élancé, plein de longues respirations, de dialogues qui disent tout ce qu’il y a à dire, de silences frappés par les gestes de la langue des signes coréenne. Il y a des scènes magnifiques dans ce Drive My Car, des personnages forts, mais je crains de l’oublier, oui j’ai cette sensation, provenant notamment du fait qu’aujourd’hui, je crains de tout oublier.

Et puis il y a le Japon, sa langue, ses routes, ses parkings, ses petites phrases intraduisibles.

Surtout, le cinéma devient, comme les livres, une pause. Mon rapport aux images en mouvement et aux récits est en mutation. J’y trouve une présence, et c’est aussi la mienne, comme en une forme de méditation. Ainsi, durant les trois heures que dure le film, je n’ai pas regardé l’heure. Je crois que c’est la première fois que cela m’arrive. Je n’étais ni curieux ni impatient. J’étais là, dans un temps suspendu où rien d’autre n’existe, si ce n’est quelques souvenirs sortant des images.

J’y trouve une présence, la mienne.

Nous ne parlons pas que du film. Nous parlons aussi de toi, de moi. De ce qui fait absence, un peu.

Samedi 11 septembre 2021

Parfois, je ne comprends pas. Je lis le texte qui résume le tout en quelques fragments limités par un nombre de caractères prédéfinis, et je n’arrive pas à m’y accrocher, à l’intégrer. Je comprends les mots bien sûr mais sans voir ce qu’il y a derrière, ou au cœur : peut-être que je ne vois que la contrainte de faire rentrer des années de travail d’un artiste dans ce texte. Peut-être que je lis en oubliant ce qui précède, il y a de ça aussi. Là, exposition Absalon Absalon, c’est pareil, je lis, je ressens une sensibilité, mais quoi ? Sous la nef du CAPC, je ne sais pas exactement ce que l’exposition, et les textes qui l’accompagnent, veulent me dire. Je ne m’en inquiète pas, je suis habitué. Je sens qu’on veut me donner à percevoir quelque chose que l’on n’a pas forcément besoin de comprendre, et que l’on est là pour être là. Je vis cela comme un expérience sensorielle, comme un défi à mon impatience peut-être. C’est confus. Je sens que c’est puissant, qu’il faut être là, pour déplacer ses limites en pénétrant dans ses petites constructions blanches.

Peut-être que je n’aurais pas dû écrire ce texte 4 jours plus tard, et que ma mémoire me joue des tours.

A l’étage, il y a toujours cette belle exposition sur des architectes de Taïwan, c’est généreux, malin, léger, mais nous y restons peu, elle est encore en moi. J’aime tant cette impression qui nait d’être là, même brièvement, et de connaître déjà ce que je vois.

Et puis on empilera des briques de plastique. J’accepte de me prêter au jeu, pour construire je ne sais quoi, mais il y a là, peut-être, trop d’enfance perdue.

Jeudi 9 septembre 2021

Déjeuner dehors, je lis. Ils sortent. Want some company ?, me demande-t-elle.
J’hésite, à peine.
But you’re reading, elle ajoute, voyant peut-être plus mon regard que mon livre.
Je réponds que oui, que j’ai envie d’être seul avec mon livre, et le silence.

Quelques minutes plus tard, leur acolyte les rejoint. Il parle un peu fort, ils sont derrière moi. Je l’imagine alors, elle, faire signe de baisser la voix. Qu’il baisse.

Mercredi 8 septembre 2021

Et c’est ainsi, au hasard des sonorités, que la table de pique-nique, croisant le camping et le ping-pong, devint une table de ping-ping.

Mardi 7 septembre 2021

Il est 21h12 lorsque tu m’appelles pour me trouver, je me lève, je t’aperçois, lève le bras, te voilà. 32 minutes plus tôt, tu me disais partir. J’en faisais autant, sans réfléchir qu’il te faudrait plus de temps que moi, sans te demander surtout si tu étais au travail – tout près – ou chez toi – bien plus loin – c’est-à-dire dans cet endroit où tu loges actuellement et que peut-être tu n’appelles pas chez toi, puisque chez toi c’est ailleurs mais que tu n’y vas pas, tu n’iras plus, c’est un lieu devenu inhabitable une nuit d’été.
Je me rassieds une fois que tu es là, après que mon front aura heurté ta casquette en nous embrassant, casquette à la teinte verte sous les réverbères. Ta chemise aussi, au loin, semblait avoir ce coloris, mais de près c’est quelque chose de crème, dirais-je, avec des motifs, des lignes ou des rectangles. Le rat qui était passé un peu plus tôt, dans l’herbe, était plus gris.

Lundi 6 septembre 2021

Personne ne lui a demandé comment elle était habillée ce matin-là mais elle a tenu à le préciser, qu’elle n’avait pas autre chose à se mettre que des baskets blanches mais savoir quelle robe ou jean siérait à l’occasion, idem du rouge brillant qui couvrirait ses  lèvres, elle y pensait depuis l’aube.
Tanguy Viel ; La Fille qu’on appelle.

Dimanche 5 septembre 2021

Alors il y a eu tant d’images vues, là, aux Rencontres d’Arles, et j’aurais pu ne pas les voir si tu n’étais pas venu, puisque l’idée d’être seul ne me faisait envie. Tant d’images, mais tant de présence aussi, amicale puisque tu étais là avec ce regard que tu as et ce sourire toujours, souriant d’être ici, souriant en pensant à un autre, souriant aux voisins de table, les uns et les autres, jusqu’au moment léger d’un apéritif : à gauche comme à droite, nous avions tous vécu – et tu y vis encore – à Ménilmontant, à supposer que mon coin de la rue de la Mare en fît partie, et voilà le patron du bar nous narrant ses aventures parisiennes de son accent corse. Rien que pour cela, peut-être, rien que pour ce moment, peut-être, il fallait venir.

Jeudi 2 septembre 2021

Jules
Je marche. Je connais le chemin. C’est mon pays ici. Je marche. Sans lever la tête. Sans croiser le regard de ceux que je dépasse. Ne rien dire à personne. Ne pas répondre si l’on s’adresse à moi. Ne pas se soucier non plus, de ce sifflement dans l’oreille. Cela passera. Il faut marcher. Tête baissée. Je connais le chemin par cœur. Je me faufile sans bousculer personne. Une ombre. Qui ne laisse aucune prise à la fatigue. Le sifflement dans mes oreilles. Oui. Comme chaque fois après le feu. Mais plus fort. Assourdissant. Le petit papier bleu au fond de ma poche. Permission accordée. Je suis sourd mais je cède ma place. Au revoir Marius. Je lui ai tendu le papier bleu qu’on venait de m’apporter. J’avais honte. Je ne pouvais pas lui annoncer moi-même que j’allais partir et qu’il allait rester.
Laurent Gaudé ; Cris


Mercredi 1er septembre 2021

Sur les images faites vers midi, elle sourit beaucoup, d’un sourire plein de toutes ses joyeuses dents, et je ne vois pas, sur le moment, le nœud doré qui orne sa jupe. Son haut est noir, le tout est beau, élégant, discret, et nous avons rapidement trouvé un lieu pour le portrait. Ce n’est que demain qu’elle me dira qu’elle n’aime pas son visage. La lumière y est douce, plus tard je retoucherai sa peau, mais d’abord sa collègue, tout juste arrivée, pose elle aussi. Elle esquisse un sourire, c’est simple et lumineux.

Et puis voilà le soir. Tu ne souris pas tout à fait. Les semaines ont passé.

J’aimerais trouver les mots ici, et devant toi aussi, être juste. Je te regarde. Ta chevelure me rappelle celle que j’avais sur cette photographie où j’ai trois ans à peine.

J’ose te demander. Il y a quelque chose, dans notre amitié, ou dans ma compassion, ou ailleurs peut-être, qui a besoin d’en savoir un peu plus sur ce basculement de ta vie, sur ces minutes et puis ces heures, afin d’être un peu plus au bon endroit, témoin distant, bras entourant. Tu racontes.

Tu parles, à un moment, du pouvoir des images, celles où il apparait, maintenant qu’il n’est plus là. Ici, dans ce journal, je ne sais comment dire ce moment avec toi : à quel autre moment de ma vie m’a-t-on parlé de la mort d’un être aimé ? … d’un être qui était là, et qui soudain…

Il y a cet exemple. Mais je n’en sais rien. Je ne sais qu’une chose : le nombre d’années qui ont suivi.

Mardi 31 août 2021

Ça s’appellerait le Soupir des Vagues. Ce serait le film que je suis allé voir, même si devait il faisait beau, parce que c’était ainsi, décidé et prévu. J’aurais un peu dormi, par intermittence, durant les quinze ou vingt premières minutes du film, dans pour autant manquer ce qu’il ne fallait pas manquer, car tout s’est révélé dans les dernières minutes. Il y avait eu avant, tout ce qui porte un film, au-delà d’une intrigue et d’une moralité, et j’avais aimé ça : comment des amoureux n’arrivent à rien se dire.

Dimanche 29 août 2021

Tu es de ces amis de treize ans qui m’ouvrent grands les bras, là, au milieu des paysages inédits. C’était l’été peut-être, c’était 2018, et le chat était passé par la fenêtre. Cette fois il s’agirait d’un chien, aux yeux bleus comme le ciel, il viendrait nous sourire aux abords d’une piscine. Plus tôt l’enfant riait.

Il y eut des canards aussi, et Brantôme, ville charmeuse et ennuyeuse, qui n’a que pour elle que nos moqueries enfantines devant ceux qui pagaient, que nos railleries d’adultes devant un café fade et puis quelques canards. Mais qu’importe tout ça, puisque encore, ici je m’en fais témoin, nous aimons être ensemble. Rarement, mais ensemble.

Samedi 28 août 2021

Je crois qu’il n’y a qu’avec toi, réellement, que nous allons aussi loin dans ce qui nous traverse, et dans ce que l’autre peut nous apporter. Encore une fois, tu attends de moi un regard, des réponses, quelque chose qui fait avancer ce qui stagne ou recule ou tournoie. Je suis un confident, un peu. Je suis le seul à savoir, parfois. Je suis celui à qui tu as fait suivre cette lettre, il y a un an peut-être, toi-même ne l’avais pas lue. En quittant la chambre d’hôtes, au matin de ce samedi, avant que nous découvrions la joliesse de la région, telle abbatiale, telle bastide, telle petite boutique où l’on m’offre un collier alors que c’est toi qui a dépensé, les propriétaires ont dû nous croire ensemble. Alors j’ai glissé que le soir, nos chemins se sépareraient. J’aurais pourtant aimé qu’ils se prolongent encore : nous partageons quelque chose qui n’existe pas ailleurs. Je me souviens d’un jour où je m’étais demandé ce qu’il pourrait advenir de nous : je n’y croyais pas trop. Je n’imaginais pas, quoi qu’il en soit, que dix ou douze ans plus tard nous serions encore là, ainsi près l’un de l’autre, dans une intimité rare.

Ainsi, au bord de la rivière, dans cet horizon vert et rafraichissant, nos histoires attendent une oreille, des mots, une piste ou une confirmation. Je ne suis pas sûr, pour ma part, d’attendre des réponses. J’ai l’impression, mais j’ai peut-être tort, que je les ai déjà. Mais l’eau y est parfaite, et le courant léger.

Vendredi 27 août 2021

Il n’y aura pas ce paysage de montagnes que tu m’avais fait découvrir l’an passé, dans ton pays à toi, et que, d’incompréhensions en hésitations, je n’aurai pas revu cette année, mais il y a là d’autres images jusqu’alors inconnues, moins élevées, moins escarpées, et la surprise d’être ici ensemble, par le hasard des routes et des vacances. Pour le dîner, la vue sur l’autre rive d’une Dordogne paisible et fraîche ; c’est ce que nous voulions. Être ensemble aussi, un court moment, joli, ailleurs.

Il n’y aura pas d’image non plus.

Jeudi 26 août 2021

Aller, matin : homme probablement soûl, vaguement endormi, penché, oui très penché à se demander comment il tient assis, cheveux gras. Lorsqu’il se réveille il roule une cigarette, difficilement c’est-à-dire lentement. A sa gauche, collée contre la vitre, une femme. Nous n’échangeons pas de regard avec elle, ils en diraient déjà trop.

Retour : femme qui répète en boucle après être montée à l’arrêt du CHU, le téléphone collé à l’oreille, regardant fixement vers l’avant du tram, ses échanges avec sa mère, hospitalisée. Elle dit les pleurs, etc. J’essaye de lire mais je ne peux : sa voix est claire et forte, son articulation précise. Ce qu’elle dit est à la fois triste, insupportable et terriblement banal puisque tout ça emporte tout le monde un jour ou l’autre.

Les deux moments, aller et retour, se rejoignent dans ce qu’ils ont de quotidien et d’inévitable. Je ne sais comment à la fois m’en détacher et compatir.

Mardi 24 août 2021

Alors tu regardes ce que je regarde au loin ; sur ton genou écorché, il y a des souvenirs récents qui s’effaceront bientôt mais parfois tu grimaces encore. L’homme, installé là-bas peut-être pour la nuit et d’autres qui suivront, est déjà passé nous demander une pièce que je lui ai tendue. Son accent hispanique nous a laissés figés, figés et égoïstes, n’attendait-il donc pas qu’on lui parlât un peu ? Plus tard il reviendra. Non, nous ne fumons pas.

Lundi 23 août 2021

Je ne sais pas ce que tu quittes de moi en partant ainsi ; je ne sais pas exactement qui j’aurais été, sinon une présence régulière pour t’écouter rire, te lire un peu parfois, et puis te regarder, bien sûr, figé et magnifique, sans sourire, là, Ne bouge plus. Qui serai-je demain ?
Je ne sais pas encore ce que tu me laisses, sinon tant d’images de toi, et tant d’autres aujourd’hui, dans le soleil couchant ou dans la dureté de cette petite lumière frappant ces vêtements blancs.